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Contrat de Mariage de Jean "aîné" et Marianne Betaillon 1797

Printemps 1797, le 3 Germinal de l’an V

par ea (14/05/2012)

Le printemps 1797, le 3 Germinal an V, que fut signé à Goulles, avant midi, le contrat de mariage relatif à Jean Argueyrolles et Marie Anne Bétaillon.

- De nombreuses signatures figurent au bas de ce document.

  • D’abord celles des Bétaillon, famille notable de Goulles où l’on pouvait voir leurs armes ("chevron accompagné de trois roses P, avec un chef chargé de deux étoiles") à l’église dans la chapelle de Saint Joseph.
    • Joseph Betaillon, le père de la future mariée, était dit en 1785 "sieur" de las Costes" et aussi "sieur du Teulet et de Lavaur", villages et lieux-dits de la paroise de Goulles. Il était porté, la même année, possesseur du repaire ruîné de Cabresty à Saint Julien le Pélerin. Il avait épousé une Marie Anne Loche qui semble avoir signé plus bas de son nom d’épouse (Marianne Betaillon), à moins que son paraphe ne soit le simple Loche, figurant à côté de la signature de son mari. Quoiqu’il en soit, le nom de Loche n’étais pas, lui non plus, inconnu : en 1754 un Cirice Loche était curé de Saint Julien le Pélerin, et le 19 Février 1791, un curé "Loche" avait légué tous ses biens à sa paroisse de Saint Julien le Pélerin.
    • Jérome Joseph Marius Betaillon, était le "fils premier né" de Joseph et Marie Anne Officier de santé, il demeurait à Goulles et il participa au paiement de la "constitution" de sa sœur.
    • Marianne Betaillon, la futur épouse Argueyrolles, a signé aussi. Fille de Joseph, sœur de Jérôme, elle était alors âgée d’environ 20 ans. On lui connait d’autre frères et sœurs, comme Joseph Marie Grégoire et Marie Christine, futurs parrain et marraine de ses enfants. Enfinon remarque la signature d’un Betaillon prêtre.
    • Joseph Betaillon, prêtre, prit possession en 1781 de la cure de Saint Julien le Pellerin, cure qu’il garda jusqu’à la Révolution.
  • Ensuite viennent les signatures des nombreux amis de la famille Betaillon. Ils sont de Goulles ou des paroisses voisines.
    • Jaulhac, on connait un Pierre Jaulhac de la Garrigue qui en 1777 était propriétaire à Cavanet (Goulles). En 1760 on repère un Jaulhac, intendant du Mont d’Or, possédant "le château" à Teules (Goulles).
    • Laqueille, il s’agit de la famille Matau qui se disait "sieur de La Queille" paroisse d’Argentat depuis qu’elle était devenue alliée aux Dufaure de St Martial sieur de La Queille.Ainsi, dès 1747 on note à Goulles le bourgeois Jean Matau sieur de La Queille. Bien plus tard, à la fin du XIXeme siècle on aura un A. Laqueille de Matau maire de Goulles.
    • Lacaze.
    • Chanet, officier de santé d’après sa signature.
    • Bayort, vieille famille de Goulles où elle possédait le château d’Augères en 1782 on disait les "Bayort d’Augères". Dans l’église de Goulles, la famille Bayort disposait de la chapelle St Martin jadis aux Carbonnières. On connaît, XVIIIeme siècle, un François Bayort curé de Servières et qui signait en 1785 docteur en droit civil et économique, et son frère Antoine Bayort dernier prieur de Glénie (1754-1787).
    • Gargne, ce Gargne prêtre, c’est Joseph Gargne, ancien vicaire, servant comme prêtre catholique à Goulles depuis 1797. Peut-être est-il le même que Joseph Gargne curé de Reygades, signataire le 24 avril 1791 de la lettre de fidélité à lEvêque de Tulle, Monseigneur Rafélis de Saint Sauveur, et pour cela détenu à Bordeaux puis à Blaye et enfin sur le vaisseau "Le Républicain" avant de mourir curé de Bassignac le Bas ?
    • Riouzal, les Riuozal étaient coseigneurs de Sexcles vers 1763-1782. Ils habitaient Riouzal et possédaient le "château de Sexcles, vieilles bâtisse adossée à l’église, peut-être comme ayant droit des Vents, anciens coseigneurs. Pour leur part, les Riouzal descendaient d’une famille de notaires.
    • Marguerite de Comarque appartenait à une vieille famille périgourdine devenue propriétaire du château de Ventas, près de l’église de Goulles, à la suite du mariage de Marguerite Villars de Ventas avec l’écuyer Armand de Comarque, seigneur de Pégaudor, en 1651.
  • Naturellement les Argueyrolles sont eux aussi largement représentés au bas du contrat. La famille est probablement originaire de la paroisse de Reygades où l’on trouve des Argueyrolles à Luzège au début du XVIIeme siècle. Passés ensuite à La Vergne de Saint-Privat au milieu du XVIIeme, les Argueyrolles fondèrent une branche au Peuch de Bassignac le Haut au début du XVIIIeme.
    • Jean Argueyrolles, le futur époux, était né au Peuch, paroisse de Bassignac le Haut, le 5 avril 1773. Il perdit sa mère Françoise Pau dès 1780 et son père Joseph en 1789. Orphelin à 16 ans, il lui restait seulement un frère cadet, et un oncle paternel. En 1793, Jean, qui habitait maintenant Dichau, paroisse de Bassignac le Haut, se fit remplacer par Pierre Raynal pour "faire le service national comme défenseur de la patrie". En cette année 1797, Jean "ainé" avait maintenant 24 ans.
    • Jean Argueyrolles, frère cadet du précédent, était né lui aussi au Peuch, le 8 septembre 1776. Il s’était marié le premier, à 19ans, en 1785, le 28 pluviose an III, avec Marie Mas, de Giguillanges dans la commune de Bassignac.le.haut.
    • Jean Argueyrolles, prêtre, oncle des deux précédents, Jean aîné et Jean cadet. Frère de Joseph Argueyrolles mort en 1789, il était donc le fils de Jean Argueyrolles, du Peuch et d’Anne Bourbouze.Né au Peuch de Bassignac le Haut le 9 Mai 1754.
  • Bien sûr on trouve aussi les parents et amis des Argueyrolles venus nombreux à Goulles pour entourer Jean ce jeune marié qui n’avait plus son père et sa mère disparus bien trop tôt.
    • François Pau représente ici la famille maternelle du futur époux Jean Argueyrolles dont la mère Françoise Pau, du Peuch, était morte dès 1870, ce François Pau, officier municipal de la commune d’Auriac, il avait déjà assisté en 1795 au mariage de Jean cadet avec Marie Mas.
    • Foulcher, vieille famille originaire de la Bourgeade à Sérvières et dont la bourgeoisie était si honorée et si ancienne qu’elle équivalait à noblesse. En 1760 les Foulcher étaient dits "sieurs de claux" à Bassignac le Haut. en 1779 un Jean Foulcher de la Bourgeade est étudiant et on le retrouve avocat en 1784 achetant des rentes au bourg de Bassignac le Haut, mais sa signature (foulchez) n’est pas la même que celle du Foulcher du présent contrat.
    • Escure Delpeuch, cette famille Escure habitait le Peuch de Bassignac le Haut, et avait depuis longtemps des relations intimes avec les Argueyrolles : un Joseph Escure avait été parrain en 1735 de Joseph Argueyrolles, le père de Jean le jeune marié de ce jour ! En 1787, le bourgeois Jean d’Escure se qualifié "del peuch" et signait en 1789 "Descure Delpeuch", mais en ce 3 Germinal de l’an V, il se contentait de " Escure delpeuch".
    • Lacombe, les lacombe sont plus difficiles à situer. Certes, un Pierre Lacombe était notaire à St Privat dès 1547 et un Bernard Lacombe, avocat, se voyait contester en 1703 une chapelle à Saint-Privat, chapelle dont les droits lui venaient d’Antoine Lacombe curé de N.D. d’Aurillac au XVIIeme siècle…
    • Duroux jeune, représente cette famille de notaires, qui en 1784 avait une chapelle en l’église de Bassignac le haut.
  • Pour finir, les notaires des deux familles contractantes ont apposé leurs signatures au bas du document.
    • Laveyrie, famille de notaires à Goulles où on les suit de 1776 à l’an VI et qui possédait encore au XIXeme siècle une maison de campagne à Balvie dans la paroisse de Goulles. Un Antoine Laveyries, "expert", sera plus tard, en 1808, parrain d’une Marie-Antoinette Argueyrolles fille de Jean Argueyrolles et Marianne Betaillon.
    • Duroux, "notaire public", était le notaire attitré des Argueyrolles pour lesquels il officiait depuis 1775. Les Duroux, qui avaient chapelle à Bassignac le Haut dans l’église, étaient "notaire royal" à Auriac depuis 1718.

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